Olivier Sourisse, son journal

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Le vent du dernier soupir.

La violence ne naît jamais d’un mauvais hasard, mais se déclenche quand on énerve le bel endormi, celui qui ne vous a rien fait, sinon de vous ignorer alors que vous l’aimez. Une terrible violence comme on pleure sur une plage, votre larme brûlante tombant sur son corps froid, parce qu’un vent vous a poussé jusque-là, jusqu’à lui, à l’heure du trop tard. Ô, pas n’importe quel vent, pas celui qui vous apporte le soleil dans le cœur, sinon ce serait trop facile, mais celui de son dernier soupir.

Je me souviens, j’avais cette manie de le poursuivre. Dans la rue, dans le métro. J’aimai son esprit vif, sa blondeur que l’azur foudroyait. Je me sentais si bien près de lui alors que j’en étais encore si loin, sa poussière du sommeil virevoltant dans mon œil, parce que je ne voulais pas qu’il s’endorme après moi, qu’il parte seul sans m’attendre.

Du plus lointain matin que je me souvienne, je le revois, à travers la fenêtre de sa chambre, son corps à demi recouvert, échancré par sa couette noir et rouge qu’il adorait. Et le temps passait ainsi, comme dans une vie dans un mouchoir de soie.

Oui, le temps passait, ainsi…

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