Olivier Sourisse, son journal

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La confession meurtrière

Au commencement, il était «IL».

Leonard avait 19 ans.

Leonard avait 19 ans.

IL s’appelait Lucas Leonard. IL avait 19 ans. IL rêvait d’une vie ouverte sur le monde, un monde qui l’aurait accueilli, aimé pour ce qu’il aurait pu être, dont le sang, pour ses parents, ne valait pas mieux que la lie de l’espèce humaine.

Oui, IL avait cet espoir d’être aimé pour ce qu’il aurait pu être si ses parents ne l’avaient pas destiné à nourrir leur enfer. Des monstres à l’âme rigidifiée par la parole de vie de leur église.

Confesse-toi à nous, enfant chéri !

Une nuit, quand les voisins dormaient, papa et maman l’ont enjoint à se confesser, ainsi que son frère Christopher, 17 ans. Forcément, à 19 ans, des péchés, on en a des tonnes, c’est bien connu. Des péchés forcément pires que ceux de ses propres parents. Là aussi, c’est bien connu.

Seulement, Lucas, lui, il ne pensait pas que penser différemment des autres, aspirer à une vie libre allait faire naître la haine dans l’âme de ceux qui l’on conçu. Non, IL ne pensait pas qu’ils allaient le torturer, le traiter comme un pestiféré du moyen-âge.

Outre l’effroyable barbarie, c’est bien la constatation que ce qui naît d’un corps n’est pas forcément ce qui naît de son esprit. Qu’en conclusion, on a le droit et surtout le devoir de s’affranchir de ceux qui nous considèrent comme une fonction organique, sans indépendance intellectuelle. Bien sûr, si le trop tard n’intervient pas en cours de route.

IL s’appelait Lucas. IL, dont le frère Christopher, lui-même victime de ces deux monstres, doit se trouver bien seul.

Sur CNN le drame en quelques mots.

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